écrivain, website: http://anouarbenmalek.free.fr
lundi 29 septembre 2025
lundi 22 septembre 2025
"𝑼𝒏𝒆 𝒉𝒆́𝒓𝒐𝒊̈𝒏𝒆 𝒓𝒖𝒔𝒔𝒆… 𝑫𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒓𝒐𝒎𝒂𝒏𝒆𝒔𝒒𝒖𝒆", 𝐹𝑒𝑚𝑚𝑒 𝐴𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒, sept. 2025
"𝙄𝙧𝙞𝙣𝙖, 𝙪𝙣 𝙤𝙥𝙚́𝙧𝙖 𝙧𝙪𝙨𝙨𝙚", d’Anouar Benmalek
Here is the English translation of the text by an AI. Consequently, contextual inaccuracies or errors in meaning may occur.
Irina, a Russian Opera, by Anouar Benmalek Ed. Emmanuelle Collas, 482 p. (Cécile Pivot, Femme Actuelle, Sept. 2025)
A Russian heroine. In the Leningrad of 1978, life is harsh, yet Irina lives for but one thing: to become a great soprano. Walid, an Algerian scholarship student nearing the end of his thesis, lives only for Irina. Many surprises and disappointments lie in wait for the young woman, who remains deeply devoted to Vladimir, her beloved grandfather.
The tragic, romantic, and imagined destinies of these three characters collide with the broader history of Russia—most notably that of Kazakhstan in the 1930s, when the policy of forced settlement was enacted by the Russians with unparalleled cruelty. History never ceases to repeat itself, whispers the Franco-Algerian novelist, author of Love in the Time of Scoundrels.
dimanche 21 septembre 2025
"J’ai tant de choses à te dire, Ou plutôt, une seule, mais vaste comme la mer, Comme la mer, profonde et infinie…"
"𝙐𝙣𝙚 𝙜𝙧𝙖𝙣𝙙𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙤𝙣𝙜𝙪𝙚 𝙝𝙞𝙨𝙩𝙤𝙞𝙧𝙚 𝙙'𝙖𝙢𝙤𝙪𝙧..."
Ps: La librairie Antipodes (8 rue Robert Schuman, Enghien-les-Bains) m'a fait l'honneur de m'inviter à une rencontre avec les lecteurs autour de « Irina, un opéra russe », ce samedi 20 septembre 2025 à 17h. Je serais heureux de vous y retrouver.
A. Benmalek
𝑽𝑳𝑬𝑬𝑳 399 𝑹𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑨𝒏𝒐𝒖𝒂𝒓 𝑩𝒆𝒏𝒎𝒂𝒍𝒆𝒌 𝒂𝒖𝒕𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒏 𝒓𝒐𝒎𝒂𝒏 "𝑰𝒓𝒊𝒏𝒂, 𝒖𝒏 𝒐𝒑𝒆́𝒓𝒂 𝒓𝒖𝒔𝒔𝒆" 𝒂𝒖𝒙 𝑬́𝒅𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝑬𝒎𝒎𝒂𝒏𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝑪𝒐𝒍𝒍𝒂𝒔
Voici une synthèse détaillée (réalisée par une IA) de la rencontre littéraire avec l'écrivain Anouar Benmalek autour de son roman Irina, un opéra russe, publié aux éditions Emmanuelle Collas.
Un projet de 40 ans : Anouar Benmalek explique que ce livre est sa deuxième tentative d'écrire sur la Russie [03:09]. Son tout premier roman, Ludmila, écrit après ses études de mathématiques en URSS (Kiev, Odessa, Leningrad), avait été censuré en Algérie sous la pression de l'ambassade soviétique après seulement dix jours en librairie [03:49].
L'attraction pour un pays "merveilleux et cruel" : L'auteur cite la fille de Staline pour décrire la Russie comme un pays continent qui l'a toujours fasciné par son mélange de beauté infinie et de brutalité historique [04:38].
2. Structure et Thématiques du Récit
L'Opéra comme structure : Le roman est construit comme un opéra, avec ses arias, ses chœurs tragiques et ses silences [02:36]. L'opéra symbolise un art artificiel capable de faire surgir une vérité profonde [09:36].
L'équilibre entre amour et tragédie : Le récit alterne entre la mémoire intime (une histoire d'amour à Leningrad dans les années 70) et la mémoire collective (la face sombre de l'histoire soviétique) [02:30]. Pour l'auteur, l'amour est nécessaire pour supporter l'écriture des moments les plus sombres de l'histoire [14:04].
La famine au Kazakhstan : Un point central du livre est la découverte de la "grande famine" (la Asharshalyk) déclenchée par Staline au Kazakhstan dans les années 30, un événement historique souvent passé sous silence contrairement à l'Holodomor ukrainien [06:58].
3. Les Personnages
Walid : Étudiant algérien en histoire (miroir partiel de l'auteur qui était mathématicien), il porte une mémoire blessée et découvre la complexité de l'âme russe [20:05].
Irina : Personnage de chair et de sang, elle incarne la passion pour la musique et l'héroïsme ordinaire face à la dureté du régime [30:17].
Vladimir (le grand-père) : Personnage complexe, à la fois bourreau (participant à la famine) et grand-père aimant. L'auteur explore à travers lui la "bureaucratie de la catastrophe" où la dilution des responsabilités conduit à l'horreur [28:10].
4. Réflexions sur l'écriture et l'histoire
Le rôle du rêve : Anouar Benmalek confie qu'un cauchemar a débloqué la structure du livre, lui donnant l'idée des retours dans le temps et de la question : "Et si on pouvait changer le passé ?" [36:53].
L'influence des grands auteurs : Il revendique l'ombre des géants comme Tolstoï, Pouchkine, Boulgakov ou Garcia Márquez [40:12]. Il cite également le poète Nicolas Oleïnikov, fusillé par Staline, pour sa capacité à être "tendrement sarcastique" face à la mort [33:17].
Le contexte actuel : L'écriture a commencé en 2021, avant l'invasion de l'Ukraine. L'auteur a choisi de terminer son récit à la veille de l'invasion pour ne trahir ni son amour pour la Russie, ni celui pour l'Ukraine (où il a vécu) [18:01].
5. Recommandations Littéraires de l'auteur
Livre méconnu : Il recommande vivement Une journée plus longue qu'un siècle de Tchingiz Aïtmatov, un chef-d'œuvre kirghize qui mêle mythes, cruauté soviétique et même science-fiction [01:21:40].
Personnage de fiction : S'il devait changer de place avec un personnage, il choisirait Jean Valjean (Les Misérables de Victor Hugo), pour son humanité et la bascule de son destin [01:27:00].
Extraits lus durant l'interview :
La rencontre à l'Ermitage (1978) : Walid rencontre Irina dans la file d'attente du musée, où elle se fait passer pour sa femme pour griller la queue [53:22].
La confrontation sur la mémoire : Un passage poignant sur la responsabilité historique et le refus d'oublier les crimes commis au Kazakhstan [01:29:25].
jeudi 18 septembre 2025
"𝑨𝒏𝒐𝒖𝒂𝒓 𝑩𝒆𝒏𝒎𝒂𝒍𝒆𝒌, 𝒖𝒏 𝒎𝒆𝒓𝒗𝒆𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒙 𝒓𝒐𝒎𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒓 𝒒𝒖'𝒐𝒏 𝒏𝒆 𝒔𝒆 𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒊𝒓𝒆, 𝒆𝒏𝒄𝒐𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔." (Kɪᴍᴀ Mᴏʀɪ, Aʀᴛs ᴇᴛ Lᴇᴛᴛʀᴇs ᴅᴜ ᴍᴏɴᴅᴇ, sᴇᴘᴛ. 2025)
Irina, un opéra russe d’Anouar Benmalek
mercredi 10 septembre 2025
𝙄𝒓𝙞𝒏𝙖, 𝒖𝙣 𝙤𝒑𝙚́𝒓𝙖 𝙧𝒖𝙨𝒔𝙚 : "Un roman vaste, intense, qui s’écoute autant qu’il se lit ".
𝓜𝓪𝓻𝓮 𝓝𝓸𝓼𝓽𝓻𝓾𝓶 - 𝓤𝓷𝓮 𝓶𝓮́𝓭𝓲𝓽𝓮𝓻𝓻𝓪𝓷𝓮́𝓮 𝓪𝓾𝓽𝓻𝓮𝓶𝓮𝓷𝓽 (2 sept. 2025)
𝐏𝐨𝐥𝐨𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐞𝐢𝐠𝐞𝐬, 𝐭𝐚𝐧𝐠𝐨 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐬𝐭𝐚𝐥𝐠𝐢𝐞, 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐟𝐮𝐧𝐞̀𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐇𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 : "𝙄𝒓𝙞𝒏𝙖, 𝒖𝙣 𝙤𝒑𝙚́𝒓𝙖 𝙧𝒖𝙨𝒔𝙚" 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐚 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐢𝐬.
𝑨𝒏𝒐𝒖𝒂𝒓 𝑩𝒆𝒏𝒎𝒂𝒍𝒆𝒌 nous prend par la main au milieu d’une file de l’Ermitage, devant un Caravage qui cligne d’un œil invisible, et ne nous lâche plus. Irina, soprano ardente, veut tout : la note absolue, l’ivresse des rappels, l’éternité de la voix. Walid, historien venu d’Algérie, veut l’amour, la Russie et un sens au chaos – il croit trouver une clé dans une salle bleue, entre un luth et des fruits. Et Vladimir, grand-père au passé de pierre, veut un pardon que l’Histoire n’octroie pas. La grande force du livre tient dans ce contrepoint : à la ferveur des répétitions répond l’aveu d’un ex-tchékiste, aux rougeurs des coulisses la nuit kazakhe des années 1930, à l’élan des corps la lourdeur des quotas et des archives. Benmalek compose un « opéra » en prose où chaque air est un dilemme, où toute beauté réclame son tribut. On y lit, haletant, la façon dont un siècle dévore les vies intimes – et comment la musique, parfois, impose à l’horreur la pudeur d’un vibrato. Un roman vaste, intense, qui s’écoute autant qu’il se lit.
vendredi 5 septembre 2025
𝙄𝒓𝙞𝒏𝙖, 𝒖𝙣 𝙤𝒑𝙚́𝒓𝙖 𝙧𝒖𝙨𝒔𝙚, d’Anouar Benmalek: 𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐫𝐚𝐦𝐚 lui accorde la note 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐭𝐞 𝐓𝐓𝐓 (𝐓𝐫𝐞̀𝐬 𝐁𝐢𝐞𝐧)
3 septembre 2025, Gilles Heuré
Irina, un opéra russe
Anouar Benmalek
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𝐓𝐓𝐓Lorsqu'en 1978 une jeune femme fantasque s'agrippe à lui pour griller la politesse aux nombreuses personnes qui font la queue devant le musée de l'Ermitage, à Leningrad, Walid, jeune étudiant algérien, ne se rend pas compte tout de suite que l'amour vient de lui tomber dessus. Non pas une simple promesse de liaison, mais une passion qui lui fera dire qu'il est prêt à mourir pour elle. Irina est une jeune soprano promise à un bel avenir à l'opéra, alors que lui prépare une thèse sur Napoléon en Égypte. Ce roman d'Anouar Benmalek, mathématicien dans une université parisienne, qui a longtemps vécu en URSS, est le récit d'une fusion amoureuse qui s'étire sur plusieurs décennies. Irina verra sa vocation contrariée par les turbulences politiques de l'URSS ; et Walid poursuivra une carrière d'historien, elle aussi perturbée par les violences politiques en Algérie. Les amants seront séparés longtemps, mais la volonté de retrouver Irina ne faiblira pas chez Walid — même lorsqu'un policier algérien lui dira, tout en le tabassant : « L'espérance est la mère des imbéciles… »
D'autres protagonistes, aussi denses les uns que les autres, accompagnent cette histoire : Vladimir, le grand-père d'Irina, jeune agent du NKVD dans les années 1930, confronté à l'épouvantable famine au Kazakhstan après avoir été prisonnier en France pendant la Première Guerre mondiale ; Tamara, l'amie fidèle et mystérieuse des deux amants ; Sacha, le compagnon de Walid qui s'accommode de la vie en URSS grâce à une bonne dose de cynisme. Avec eux aussi, dans ce grand pays dont les habitants, toujours menacés par les purges soudaines et implacables, se disent « immensément fiers d'être russes, profondément malheureux de l'être », les grands auteurs, Pouchkine, Dostoïevski, Mandelstam, Tchekhov ou Akhmatova, témoins littéraires de la violence des sentiments qui fortifient ou broient les individus.
| Éd. Emmanuelle Collas, 482 p., 22,90 €.
