«Si la littérature était l’athlétisme, la poésie serait son épreuve phare : le cent mètres. » Anouar Benmalek
Poésie algérienne
De la transmission orale à la consécration internationale (extraits)
par Jugurtha Abbou (L'expression, 23 Aout 2026)
L’Algérie n’a jamais cessé de faire du verbe poétique un espace de mémoire et de résistance. Au sud comme à l’est du pays, d’autres poètes se sont faits les porte-voix du peuple, donnant à entendre ses aspirations, ses colères, ses espérances et ses douleurs. Leurs textes, profondément ancrés dans la mémoire collective, ont connu une telle résonance qu’ils ont largement dépassé le cadre de la création poétique. Ils se sont invités dans les moments forts de la vie communautaire : fêtes familiales, veillées funèbres, cérémonies et rassemblements populaires.
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«Si la littérature était l’athlétisme, la poésie serait son épreuve phare : le cent mètres. » En déclarant ceci, l’écrivain Anouar Benmalek résumait bien l’importance de la poésie dans la littérature, voire dans la vie quotidienne d’une société.
Pour Anouar Benmalek, il faut surtout citer Cortèges d’impatiences, publié en 1984. C’est son premier recueil de poésie connu. Dans l’une de ses interviews, il raconte que le chèque reçu en guise de droits d’auteur n’a pas été dépensé ; il l’a gardé en souvenir. La poésie de Benmalek se caractérise par l’impatience, l’inquiétude et la contestation. Dans son recueil Ma planète me monte à la tête (2005), apparaissent notamment la souffrance, l’absence, la colère, mais aussi l’amour et l’espoir.
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